Daniel Roche, dans la France des Lumières, remarque les faits suivants :
* Le sucre et ses dérivés n'est encore consommé que par l'élite mais on voit, ici et là, une appropriation plus grande par le peuple.
* N'oublions pas toutefois que cette consommation dépend de l'esclavage et de la traite des noirs. Ceci dit, l'Encyclopédie de Diderot a bonne conscience à cet égard, et traite le sucre comme une simple «denrée coloniale ».
* L'imaginaire sucrier se développe : marmelades, gelées, confitures, pâtes, pâtisseries, glaces, sorbets, limonades…
* Un effet littéraire joue sur la connotation de la friandise - sorbets, glaces, chocolat, confitures, « pâtisseries friandes », biscuits, macarons, berlingots, bonbons - avec une conception de la sociabilité : c'est l'expression d'une sensualité heureuse.