Noble, Mme de Sévigné ne déroge pas à sa caste et traite les « manants » avec indifférence, voire cruauté. Lorsque les paysans bretons se révoltent et sont horriblement réprimés par le duc de Chaulnes, gouverneur de la province, elle écrit :
* « Les mutins de Rennes se sont sauvés il y a longtemps : ainsi les bons pâtiront pour les méchant : mais je trouve tout fort bon, pourvu que les autre mille hommes de guerre qui sont à Rennes [...] ne m’empêchent point de me promener dans mes bois, qui sont d’une hauteur et d’une beauté merveilleuses. » (Lettre à Bussy-Rabutin du 20 octobre 1675).
* « On a pris soixante bourgeois ; on commence demain à pendre. Cette province est un bel exemple pour les autres, et surtout de respecter les gouverneurs et les gouvernantes, de ne leur point dire d’injures et de ne point jeter de pierres dans leur jardin. » (Lettre à Mme de Grignan du 30 octobre 1675).
* « Vous me parlez bien plaisamment de nos misères : nous ne sommes plus si roués ; un en huit jours seulement [un pendu] pour entretenir la justice : la penderie me paraît maintenant un rafraîchissement. » (Lettre à Mme de Grignan du 24 novembre 1675).
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Remarque : Lors de la Révocation de l'Edit de Nantes, Mme de Sévigné osera écrire : « Rien n'est si beau que cette Déclaration, jamais aucun roi n'a fait et ne fera rien de plus mémorable. Les dragons sont de très bons missionnaires jusqu'ici. »
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