Quant au aux auteurs du théâtre classique, ils assurent leur fidélité aux préceptes d’Aristote et au théâtre grec, suivant également la tyrannie des règles. Ainsi Corneille dans sa préface du Cid : « J’ose dire que cet heureux poème n’a si extraordinairement réussi que parce qu’on y voit les deux maîtresses conditions que demande ce grand maître [Aristote] aux excellentes tragédies et qui se trouvent si rarement assemblées dans un même ouvrage.
Racine explique comment il a modifié le destin d’Iphigénie tel qu’Euripide l’avait décrit en ajoutant ; « Il ne faut que l’avoir vu représenter pour comprendre quel plaisir j’ai fait au spectateur. »
Molière fonde Tartuffe sur les liens qui unissent la comédie antique et la religion et invoque lui aussi Aristote.
Au siècle suivant, Voltaire considère certes Zaïre comme novatrice, mais c’est par rapport à son propre goût qui l’inclinait vers Corneille mais le tourne à présent vers Racine.
Dans Le Mariage de Figaro, Beaumarchais affiche certes sa distance avec les règles classiques mais considère qu’il ouvre « un nouveau sentier à cet art dont la loi première, et peut-être la seule, est d’amuser en instruisant », ce qui le ramène à Horace.
Sources : L’Art de la préface, collectif sous la direction de Philippe Forest, Editions Cécile Defaut (Collection « Horizons comparatistes », Université de Nantes).
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